Édition

Une envie...

Je pense que tous les auteurs rêvent d'être lus. Pas forcément par le grand public, mais au moins par des proches. Même si pour moi l'écriture a eu une vertu thérapeutique, j'ai très vite ressenti l'envie de partager mes histoires.

...des peurs

Malgré cette envie, j'ai dû vaincre ma pudeur et ma timidité bien cachées. Il m'a fallu plusieurs mois avant d'annoncer à mon mari que j'écrivais un roman. J'avais déjà rédigé plusieurs chapitres lorsque je lui ai proposé de lire les deux premiers.

L'envoi aux éditeurs

Une fois le manuscrit terminé (la première version), j'ai pris mon courage à deux mains et décidé de l'envoyer à deux éditeurs. La première lettre de refus est arrivée rapidement. Après plusieurs mois d'attente et des relances téléphoniques, j'ai reçu la seconde. Je ne sais d'ailleurs pas si le manuscrit n'a été ne serait-ce que feuilleté... Je ne le saurai jamais.

Remise en question

Ces refus m'ont permis de me plonger plus précisément dans les attendus des maisons d'édition : de la lettre de motivation à la présentation du "tapuscrit", de leur manière de fonctionner aux exigences des comités de lecture. J'ai donc commencé à retravailler le manuscrit avant de le soumettre à d'autres personnes.

Critiques et avis

J'ai ensuite demandé l'avis de trois de mes proches. Ce fut également l'occasion pour moi de leur révéler cette passion nouvelle pour l'écriture. Même si je suis certaine qu'ils m'ont quelque peu ménagée, leurs remarques et leurs critiques m'ont permis d'améliorer encore le roman en donnant plus de rythme à l'histoire, plus de poids à certains personnages.

Pourquoi l'autoédition ?

Pour tellement de raisons !
D'abord, parce que je ne trouvais plus la motivation nécessaire pour envoyer le manuscrit à d'autres maisons d'édition : je prévoyais des corrections, la rédaction d'une lettre de motivation, etc., mais au final, j'avais la sensation de m'investir "pour rien". Comme la plupart des auteurs, mes recherches m'ont conduite à découvrir le maigre pourcentage des auteurs retenus chaque année. Alors pourquoi mettre de l'énergie dans un projet qui n'avait que très peu de chances d'aboutir ?
Parce qu'en tant qu'enseignante, j'aime la liberté qu'il m'est accordée dans mon travail de préparation et d'organisation, j'ai vu dans l'autoédition un moyen de gérer moi-même toutes les étapes de la publication de mon roman. Je peux ainsi faire les choses à ma façon et garder le contrôle sur cette œuvre qui me tient tant à cœur.
L'autoédition est également un bon moyen de réaliser mon rêve : que mon histoire soit lue ! Je ne cherche pas à faire recette par ce biais, ni à en faire mon métier, je souhaite simplement partager avec d'autres ce que j'ai créé. La vie est courte, alors plutôt que d'attendre que d'autres personnes daignent m'aider à réaliser ce rêve, j'ai décidé de le faire par moi-même ! Avec le soutien indéféctible de mon cher mari et de ma famille, bien entendu !