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Vous trouverez sur cette page mon ressenti et mes impressions sur des moments de mon parcours dans l'autoédition.
Loin de moi l'idée de donner des conseils. Il ne s'agit là que de partager des retours sur ma propre expérience. Rien de plus, rien de moins.


La vérité sur Eternum

Il y a un peu moins d’un an, au début du mois de mars 2019, je publiai ma nouvelle de fantasy « Pour Eternum » sur le site de lecture gratuit monBestSeller.
Certains ont pensé que ce texte se trouvait dans un tiroir depuis bien longtemps et que j’osais enfin le soumettre au monde. Eh bien, ils se sont trompés !

Pourquoi cette publication ?

En me lançant dans l’autoédition, j’appréhendais forcément les retours et la manière dont seraient perçus mes écrits. Je me suis alors dit qu’il vaudrait mieux prendre la température avant de faire le grand saut ! Je ne le regrette pas. Cette première confrontation aux lecteurs m’a permis de me préparer aux critiques et de me motiver en voyant les retours positifs qu’elle engendrait.

Pourquoi une nouvelle ?

J’eus ainsi l’idée de me faire mes premiers pas sur Internet en proposant un texte court : approprié à la lecture sur écrans et plus accessible à qui souhaite connaître une jeune auteure. J’ai aussitôt pensé à une nouvelle… Problème : je n’avais en ma possession qu’un seul manuscrit achevé... mon roman à paraître !

C’est quoi alors, cette vérité, Suzanne ?

En réalité, j’ai plusieurs choses à confesser :

1. J’ai rédigé cette nouvelle en quelques jours, juste avant de la mettre en ligne.
2. Je n’avais aucune idée de ce que signifiait exactement ce format.
3. « Pour Eternum » est donc la toute première nouvelle que j’ai écrite…

Avant de me lancer, j’ai bien sûr fait quelques recherches et retenu l’essentiel :
- le nombre de mots approximatifs pour qualifier un texte de « nouvelle »
- la fin doit sembler inattendue
- l’action est centrée sur un événement et dure un court laps de temps
- l'histoire comporte peu de personnages

J’ai immédiatement pensé à une des scènes que j’avais notées dans mon carnet suite à un rêve. Je l’ai combinée à d’autres idées. En l’espace d’une soirée, je donnai vie à Alena, le personnage principal, et à Eternum, son monde. Le premier jet fut terminé en deux jours, mais je n’en étais pas complètement satisfaite. Après une première bêta-lecture par mon mari, j’ai modifié la fin, ainsi qu’un point essentiel de l’intrigue pour la rendre plus « surprenante ». Après soumission à cinq de mes proches et correction, « Pour Eternum » fut prête à être diffusée !

Une « nouvelle » vie…

Après six mois sur le site monBestSeller, plus de 1400 vues et des commentaires élogieux, j’ai décidé de basculer « Pour Eternum » sur Amazon afin de lui donner plus de visibilité et permettre à de potentiels lecteurs de découvrir mon style à petit prix.

Voilà, à présent, vous savez tout !

Vous pouvez la retrouver sur Kindle par ici.
Et lire les avis sur mon site web par .
Légitime ou pas…

Il y a un mois, j’évoquai sur le blog ma participation à mon premier salon du livre et ma difficulté à me sentir légitime parmi les autres auteurs présents.
Aujourd’hui, j’ai l’occasion de développer ce sentiment qui me poursuivait jusqu’à récemment.

« Le syndrome de l’imposteur » : pourquoi ?
Écrire n’est pas mon métier. C’est une passion, une envie, un besoin.
Je n’ai pas fait d’études littéraires et je lis très peu.
Quand ma trilogie s’est imposée à moi, il y a quelques années, j’ai conservé ce projet caché pendant des mois. Même mon mari ignorait son existence. Il m’a fallu deux ans pour l'avouer à mes parents, et trois de plus pour en parler au reste de ma famille.
Une partie de moi appréciait de garder ce jardin secret pour moi seule, mais je crois aussi que je ne me sentais pas suffisamment légitime. C’était très gênant de l'évoquer autour de moi. Un exemple : je me souviens de mon état de stress la première fois que j’ai proposé mes marque-pages promotionnels dans une bibliothèque !

Les conseils littéraires :
Je fais de belles rencontres sur Twitter et j’ai plaisir à voir évoluer les projets des personnes que je suis. Grâce à elles, je me sens comprise et moins isolée. Je me retrouve dans les doutes, les questionnements et les émotions des autres auteurs.
Mais lorsqu’on est sensible et perfectionniste, on a parfois du mal à entendre certains propos. Des écrivains, expérimentés ou non, dispensent leurs conseils sur internet. C’est très louable de leur part et une aide précieuse pour ceux qui sont en demande. J’admire leur travail et j’apprends également à leur contact. Toutefois, il m’est difficile de lire certains avis : combien de fois me suis-je dit ? : « Encore un truc qu’il ne fallait pas faire et que tu as fait ».
Par moments, j’en ris. Parfois, cela m’agace. Tout dépend de mon humeur. Bien que je note certains points afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs, c’est culpabilisant de lire la plupart des recommandations.
Je ne regrette donc pas d’avoir attendu la fin de mes corrections pour être présente sur les réseaux, car sincèrement, si j’avais tenu compte de tous les conseils que j’ai vus, mon roman serait sorti dix ans plus tard ! Et heureusement que j'arrive à faire la part des choses, sinon je crois que je me serais découragée plus d'une fois !

Le déclic ?
Je savais pertinemment que le meilleur moyen de promouvoir mon roman était d’en parler autour de moi. Alors, après des semaines de réflexions, j’ai fini par "élargir le cercle". Ce fut une décision difficile à prendre, pour diverses raisons, mais qui m’a permis d’apprendre à parler de mes écrits, de mes projets, en d'autres termes, à assumer !
Et depuis, je dois dire que j’ai progressé. Je n’ai plus peur d’évoquer l’écriture, de me présenter en tant qu’auteure autoéditée. Je ne dis pas que c’est facile, mais je me sens plus à l’aise en tout cas. Le fait d’avoir été acceptée dans une société d’écrivains y a également été pour beaucoup. Et le temps fera le reste, en plus d’autres expériences (salons, rencontres, etc.).
Chaque fois que le doute s’insinue à nouveau en moi, je me rappelle mon mantra « la vie est courte » ou bien les encouragements de proches admiratifs de ce que j'ai osé faire.

Mon message aujourd’hui :
J’ai décidé d’assumer. D’assumer que je lis peu, que j’ai tout fait moi-même, que je me suis jetée dans la gueule du loup avec une trilogie !
Bien sûr que je fais de mon mieux dans tout ce que j’entreprends, et notamment pour proposer un texte de qualité, par respect pour mes lecteurs. Mais j’essaie avant tout de me faire plaisir. Je n’ai peut-être pas suivi les codes, je n’entre pas dans le moule, je ne vendrai sûrement pas des millions d’exemplaires. Peu m’importe ! Mon roman, je le tiens entre mes mains tous les jours. J’ai pu partager ma passion avec des personnes intéressées et qui me soutiennent. J’ai réalisé un de mes rêves. C’est tout ce que je voulais.

Aujourd’hui, je n’ai pas plus honte de le dire : je suis auteure !

Alors, n’oubliez pas : écrivez, rêvez et profitez de la vie !
Mon 1er salon

Bien qu’ayant déjà partagé sur Twitter ma préparation, ainsi qu’un bilan sommaire de mon premier salon du livre, je souhaitais revenir plus en détails sur cette expérience.

Pourquoi faire un salon ?
Participer à des salons est, selon moi, un bon moyen d’assurer la promotion de ses écrits. C’était une de mes premières idées lorsque je me suis lancée dans l’autoédition. Cela dit, n’étant pas certaine que la date de publication de mon roman soit respectée, je ne pouvais pas m’inscrire trop à l’avance.

Pourquoi celui-ci ?
Je connaissais déjà la Journée des artistes et des auteurs de Geispolsheim et savais qu’elle me correspondrait parfaitement :
- la date me semblait cohérente avec la sortie du roman
- le format à « taille humaine » me semblait approprié pour une première expérience
- le côté « familier » de la manifestation faisait que j’appréhendais moins
J’ai eu bien raison, car je me suis vite sentie à l’aise. Et en plus, j’ai eu la chance d’avoir des voisins sympathiques et de bons conseils.

Ce que j’ai ressenti :
Malgré une énorme motivation durant les phases de préparation, j'étais stressée à l’approche de l’événement. D’une part, car c’est dans ma nature ; d’autre part, parce que je ne me sentais pas encore légitime dans ce « rôle ». N’ayant jamais été une grande lectrice, ayant des connaissances limitées en littérature et ayant publié un roman à peine deux moins plus tôt, j’avais la sensation de ne pas mériter cette place.

Les point négatifs :
Il y a eu des moments d'attente, avec peu de visiteurs dans les allées.
Je ne suis pas totalement satisfaite de mes ventes, ni même de ma "prestation". J'aurais sans doute dû me montrer plus sûre de moi et créer un stand plus représentatif des thèmes abordés dans mon livre.

Ce que j’ai apprécié :
J’ai beaucoup aimé échanger avec les visiteurs, que ce soit à propos de mon roman ou de sujets divers et variés. Je suis aussi très contente d’avoir pu bénéficier des conseils des collègues présents : de la manière d’aborder les visiteurs à des idées pour rendre mon stand plus attractif, mais aussi quelques pistes pour la promotion de mon roman. Je les en remercie encore.
Et par-dessus tout, j’ai adoré voir mes proches ce jour-là. Se sentir soutenue et les voir fiers de moi, c’est une bien plus jolie récompense à mes yeux que si j’avais vendu des dizaines de livres.

Et la suite ?
Je participerai à un salon à la fin du mois de mars 2020, mais j’encore du temps avant de vous en parler. Je compte bien appliquer tout ce que j’ai appris depuis et mettre à profit ces mois de réflexion sur la promotion de mon roman. J’ai hâte d’y être, car je me sens plus en confiance et je commence à assumer pleinement mon statut d’auteure. Mais ça, nous en reparlerons dans un prochain article.

Merci de m’avoir lu,
À très bientôt.
Autoédition et promotion

Lorsque j'ai pris la décision d'autoéditer mon roman, j'étais loin de me douter de tout le travail que cela allait me demander. J’ai été surprise par les différentes démarches administratives, la longueur des corrections et la difficulté des mises en page, entre autres choses. Je me suis lancée un peu naïvement, sans anticiper exactement la charge de travail qui m’attendait. J’ai dû m’armer de patience et retrousser mes manches pour effectuer une à une les étapes qui me conduiraient à réaliser mon rêve : tenir mon roman entre mes mains.
Mais s’il y a bien un point que j’ai sous-estimé, c’est la promotion. Probablement car je n’ai pas l’âme très « commerciale ».

Aujourd’hui encore, je suis persuadée que le fond du problème, ce n’est pas de faire aimer mon histoire, mais bien de trouver comment amener les lecteurs à savoir qu’elle existe.
À force de recherches, de réflexions et d’observations de ce que font les autres autoédités, j’ai trouvé quelques pistes pour promouvoir mes écrits.
Voici donc ce que j’ai mis en place pour me faire connaître, ainsi que ma petite analyse.

Avant la sortie :

- « Teaser » la sortie avec le titre, la couverture, puis le résumé ou le booktrailer : je pense que cela fonctionne bien lorsqu’on est déjà suivi par du monde sur les réseaux sociaux.
- Envoyer des e-mails à mes proches avec les différentes informations, en essayant de ne pas les « harceler » : efficace si vous avez une grande famille et plein d’amis.
- Poster une nouvelle, puis un extrait du roman à paraître sur un site de lecture gratuit : j’ai eu des retours intéressants sur la nouvelle, mais peu sur l’extrait.
- Créer un site web auteur : je pense que c’est important.
- Créer un site web pour la saga : pour partager le making-of, parce que je voulais me faire plaisir !

Après la sortie :

- En parler autour de moi, en distribuant des marque-pages (bibliothèques, etc.)
- Participer à un salon du livre et prendre contact avec des acteurs du livre (société des écrivains, autres salons, etc.)
- Inciter les lecteurs à poster des commentaires sur Amazon ou sur le site de la saga : pas facile…
- Baisser le prix de la version brochée : je ne sais pas si cela a eu un réel impact sur les ventes, mais je me sens plus à l’aise avec ce nouveau prix.
- Mettre la version numérique en promo pendant trois jours : les personnes découvrent plus facilement une auteure inconnue si le prix est faible, et cela peut conduire à des commentaires. C’est une action que je reconduirai.
- Créer des visuels promotionnels plus attractifs : merci aux auteurs qui en postent régulièrement et dont je m’inspire.
- En parler régulièrement sur Twitter : ce réseau m’apporte beaucoup en termes d’entraide et de soutien, mais les tweets « personnels » semblent avoir plus de portée que les promotions pures. Je pense que c’est tout de même indispensable, et j’aime les échanges avec les lecteurs et les auteurs.

J’ai d’autres idées, mais je vous en parlerai une fois que j’aurai réussi à mettre cela en place. En espérant que cela soit possible… Avec le recul, je pense qu’il faut du temps et une part de chance également pour arriver à se faire connaître. Je me rends aussi compte que d’être entrée dans le monde de l’écriture en étant une parfaite inconnue, et de surcroît avec une trilogie non terminée, ne me facilite pas la tâche.

Mes objectifs maintenant : ne rien lâcher !
Je vais poursuivre mes investigations, en essayant de me concentrer avant tout sur l’écriture. Je pense qu’en ayant plusieurs œuvres en vente, on augmente également sa visibilité.

Voilà, j’espère que ce retour sur mon expérience personnelle pourra servir de base de réflexion à d’autres. Je rappelle que ce ne sont pas des vérités absolues, juste l’avis d’une humble auteure qui essaie de partager et d’aider d’autres personnes comme elle.
À très vite pour de nouvelles aventures !
Croire en soi et persévérer !

Il y a environ onze mois, je prenais la décision de me lancer dans l'autoédition. Le chemin a été long et compliqué, parsemé d’embûches.

Est-ce que je me suis découragée ? Souvent.
Est-ce que j'ai voulu abandonner ? Parfois.

Dans ces moments-là, j'ai repensé à mon mantra "La vie est courte". À chaque erreur qui me faisait douter, à chaque obstacle qui me paraissait insurmontable, je me répétais : "La vie est courte, tu n'as rien à perdre".
Et je me rappelais sans cesse que je souhaitais laisser une part de moi sur cette Terre, s'il devait m'arriver quoi que ce soit.
Je me suis alors relevée, j'ai rassemblé tout mon courage, et j'ai continué.

Cette force, d'où me vient-elle ?
Probablement de mon envie de réaliser un rêve et de toutes les épreuves auxquelles j'ai dû faire face.
Mais elle me vient aussi de tous les encouragements de mon entourage. Chaque fois que je dévoile mon projet, secret bien gardé pendant longtemps, je reçois une telle vague de positivité et de soutien, que je ne peux que continuer.

Alors, après une semaine riche en émotions, rassasiée par les compliments et les mots réconfortants de mes proches, je tenais à les remercier du fond du cœur.

Et à ceux qui doutent, désespèrent et pensent faire tout cela pour rien, je vous dis : "Courage ! N’abandonnez pas". Et si vous n'avez personne pour croire en vous, alors croyez en vous-mêmes.

Je le répète : "Nous semons des graines. La plupart de ces graines ne donneront rien, mais qui sait : transportées au gré des discussions, du flot de Twitter et des déplacements des humains, l'une d'elles finira peut-être par germer ?"
Seul le temps nous le dira...